Pourquoi choisir une adjointe virtuelle québécoise?
Depuis un certain temps, on entend parler des adjoints virtuels dans les pays en voie de développement (Indes, Philippines et Île Maurice).
Des journalistes veulent me parler de ces adjoints virtuels. Or, qui suis-je pour parler d’eux? Je ne les ai jamais engagés et je ne peux juger la qualité de leur travail. Je peux simplement écrire sur les avantages de travailler avec une adjointe virtuelle québécoise.
C’est aux clients d’adjoints virtuels québécois qu’il faudrait demander pourquoi ils choisissent de déléguer au Québec. À part le fait que c’est un choix socialement responsable que d’engager localement, que ça crée des emplois dans notre communauté…
Mon impression, de l’extérieur, est que les adjoints virtuels des pays en voie de développement sont d’excellents exécutants. Si on leur dit quoi faire, ils le font. Une collègue américaine, Stacy Brice, la « première » adjointe virtuelle et fondatrice d’Assist U, a fait le test et en parle sur son blogue dans l’article « Are you a doer, or a getitdone-er?« .
If you are a doer, and not a getitdone-er…if you are giving clients answers but no real solutions…if you find what you’re asked for, but don’t connect the dots and answer the next question and the one after that (without the client actually having to voice those questions), returning to your client answers with solutions, then you, my friend, can bend over and kiss your ass goodbye—‘cause there’s no way you’ll be able to compete with the offshored VAs for providing, in essence, the same level of service.
En effet, si les adjoints virtuels québécois se contentent d’exécuter les tâches sans offrir de solutions à leurs clients, ces derniers iront voir ailleurs où c’est moins cher pour la même qualité de service.
Or, les membres du RPSAV et les graduées de l’Académie des adjointes, sont conseillées et formées pour offrir un service d’excellence à leurs clients.
Voici ce que mes collègues et moi avons à dire à ce sujet:
L’adjointe virtuelle québécoise connaît le « contexte » de son client et va souvent au-delà de la simple exécution de tâches et offre à chacun de ses clients une relation d’affaires professionnelle, personnalisée. (Marie-Renée Buczkowski)
Plusieurs s’improvisent AV afin de pouvoir « travailler à la maison » mais pour réussir, une AV doit avoir le l’entrepreneurship, de l’organisation, un réel talent pour le service à la clientèle, de l’intuition, être bonne en administration et de préférence bien connaître ses forces et sa spécialité (niche). (Micheline Harvey)
Le tarif d’une AV professionnelle locale versus une AV à rabais outre-mer comprend un service professionnel, un suivi serré de vos dossiers et projets et une personne qui s’intéresse et s’investit dans votre succès, contrairement à quelqu’un qui produit à la chaîne pour pas cher sans réellement se soucier du suivi ou du client à l’autre bout de la demande.(Micheline Harvey)
Travailler avec une AV demande une vision très actuelle, voire d’avenir, une ouverture d’esprit et la capacité de déléguer et faire confiance.(Micheline Harvey)
Lorsqu’on est prêt à travailler avec une AV, c’est qu’on n’a pas besoin d’une employée sur place 40 heures par semaine mais qui en passe la moitié à attendre ou à surfer sur internet ou à s’emmerder. On économise ainsi plusieurs heures de salaire, les bénéfices marginaux et remises de toutes sortes, l’équipement, l’espace de bureau. Il faut considérer tout ceci dans le tarif de notre AV.(Micheline Harvey)
Quand la chimie passe, vous avez alors votre AV parfaite et vous ne penseriez jamais à la changer pour une AV à rabais à l’autre bout du monde qui ne vous connaît pas, ne connaît pas vos dossiers et ne sait pas comment on fait des affaires ici au Québec.(Micheline Harvey)
Personnellement…
- J’ai choisi d’être adjointe virtuelle parce que je veux contribuer au succès de mes clients.
- J’ai à coeur la réussite et l’expansion de chaque entreprise que je soutiens.
- J’investis de mon temps et une importante part de mes profits pour mon développement professionnel afin, justement, de mieux répondre aux besoins de mes clients.
- Quand un client me parle de ses objectifs d’entreprise, je vois déjà comment je pourrai l’aider et j’apporte des suggestions pour faciliter la réalisation du projet.
- J’engage des adjointes virtuelles québécoises pour les raisons mentionnées plus haut lorsque j’ai un surplus de travail ou que ça ne fait pas partie de mes forces.
Ma relation avec mes clients, c’est l’actif le plus important dans mon entreprise.
Je serais curieuse de savoir si les clients des pays en voie de développement se sentent aussi importants…
MISE À JOUR : Ma collègue, Patricya Lacerte, m’a envoyé un courriel. Elle a su me partager certains arguments auxquels je n’avais pas pensé plus tôt. :
Je viens de faire mon plan d’affaires. Mon conseiller ne voyait même pas l’intérêt de mentionner les adjointes des pays émergents comme étant ma compétition. J’ai insisté pour les mettre comme compétition indirecte. Parce que d’un point de vue théorique, les services qu’elles offrent ressemblent aux miens.
Je pense qu’il nous faut être à la fois humbles et confiantes. Confiantes qu’on offre un plus value. Qu’on aime nos clients et que nos clients nous aiment! Qu’il y a assez de « business » pour tout le monde et que chacun répond à des besoins différents.
Humble parce qu’un entrepreneur avisé ne méprise pas ses compétiteurs, aussi indirects soient-ils. L’industrie québécoise de la mode l’a appris à ses dépends (je sais de quoi je parle) en prenant les Chinois pour des imbéciles il y a une dizaine d’années. Sachant que les AVPE (adjointes virtuelles des pays émergents) existent, continuons à nous différencier.
Les gens que j’ai sondés sont unanimes, quand il s’agit de trouver un bras droit, s’ils sont à l’aise sur une base quotidienne à travailler à distance, ils veulent TOUS quelqu’un qu’ils pourront rencontrer en personne à l’occasion!! J’ai été surprise de voir à quel point mes clients potentiels étaient « locaux » dans le choix d’un collaborateur de confiance même si certains font eux-mêmes affaires avec des clients et des fournisseurs qu’ils ne voient jamais!!
Pour quelqu’un qui ne voudrait que faire faire des bases de données, je ne vois pas de problème. Bien sûr que c’est moins cher. De toute façon, qui ici veut faire de l’entrée de données 40 heures/semaine??? Quand on considère des tâches plus « délicates », les principaux arguments en faveur des adjointes québécoises d’après moi sont:
La prise en charge complète, l’autonomie, l’initiative. Nous ne requérons de la supervision qu’au début. Le client investit du temps pour nous apprenions à « entrer » dans sa tête mais après ça, à part quelques ajustements, on n’a pas besoin d’être supervisées ligne par ligne. Car une tâche déléguée à moitié, j’ai appris que pour le client, ça ne vaut rien, faut qu’il continue à y penser! On leur offre la tranquillité d’esprit. Est-ce que ça a un prix??
La continuité. Les AVPE sont des employés. Qu’est-ce qui les empêchent de changer d’emploi? Le roulement de personnel doit être un gros désavantage pour leurs clients.
La barrière linguistique et culturelle. J’ai travaillé 10 ans en importation et par courriel, faut vraiment prendre des pincettes des fois pour exprimer notre désaccord ou notre insistance, ça en est exaspérant!!
Le décalage horaire pour se parler au téléphone. Parfois il y a des choses qui ne s’expliquent pas par écrit.
Nous sommes aussi des entrepreneurs donc les mieux placées pour comprendre leurs besoins, leur réalité. Nous sommes toutes (qu’on le veuille ou non!) des gestionnaires donc on a, ou on développe des aptitudes pour la gestion de projet, la coordination, le marketing. Même si les AVPE ont été FORMÉS en marketing, gestion, administration (ils sont souvent universitaires ne l’oublions pas), étant employés, ils n’ont pas d’expérience sur le terrain en gestion.
Parce que nous nous tenons informées pour notre propre entreprise, nous demeurons connectées aux données socioéconomiques locales. Comment une adjointe du Sri Lanka pourrait-elle savoir qu’une nouvelle subvention provinciale pourrait être intéressante pour son client? Qu’un local s’est libéré sur un boulevard achalandé? Qu’aux infos on a parlé d’une nouvelle entreprise qui pourrait être un compétiteur pour notre client? Qu’une maman du service de garde nous a dit rechercher exactement ce que notre client offre? Qu’à une rencontre de réseautage on a par hasard rencontré quelqu’un qui pourrait présenter une opportunité d’affaires pour eux…??
La confiance! Mes clients me donnent leur numéro de carte de crédit (incluant le cvv!!) et des chèques en blanc… ils savent ou j’habite alors si l’idée me venait de farfouiller je pense que je les verrais « retontir » devant ma porte!!!
Toutes les adjointes citées sont membres du RPSAV.

Excellent billet. Je suis 100 % d’accord avec ce que tu dis. Il y a sans doute certaines tâches qui peuvent être déléguées dans ces pays mais à mon avis, il s’agit de tâches qui n’ont probablement pas besoin de beaucoup de suivi. Ayant eu à travailler avec des gens dans un pays très lointain sur un projet assez urgent pour un client, les embûches de la culture, de la langue, des horaires et un certain détachement de le part de mes intervenants étrangers étaient des sources de frustration.
Finalement, en y réfléchissant bien, il y aurait deux types de clients pour les AV:
Les clients qui recherchent des exécutants pour des tâches routinières et les clients qui recherchent un véritable bras droit, où comme disent mes clients, une collaboratrice. J’adore ce terme car c’est exactement ce que je souhaite être pour mes clients.
En terminant, voici le commentaire qu’un client m’a fait un jour. Je paraphrase, mais ça allait ainsi : « Wow, Marie-Renée, depuis qu’on travaille ensemble, c’est fou comment j’ai gagné en prestige et en confiance auprès de ma clientèle. Enfin je n’ai plus l’air du ti-cul qui travaille tout seul dans son sous-sol. »
Quand je reçois de tels commentaires, je sais que je remplis ma mission et que mes clients tirent des bénéfices à s’adjoindre mes services.
Marie-Renée… Tu as raison. Il y a en effet deux types de clients pour les AV et il y a, heureusement, plusieurs types d’AV pour répondre aux besoins des différents types de clients.